Impôts locaux, taxe d'habitation, taxe foncière, fiscalité locale, centres des impôts

michel klopfer

Collectivités locales et dette publique

A l’ automne 2009, plusieurs collectivités locales, dont le conseil général de Seine-Saint-Denis, présidé par Claude Bartolone (PS), rendaient public le scandale des emprunts toxiques . Ces prêts présentaient le risque de faire exploser le coût de la dette des villes, départements et régions.

La banque Dexia, premier prêteur du secteur, vivement mise en cause, prenait alors des engagements pour « rebâtir la confiance avec ses clients ». Parmi eux, la création d’une commission de sages présidée par le député Michel Bouvard (UMP, Savoie) et chargée d’examiner les conditions de commercialisation de ces crédits. Six mois plus tard, l’aboutissement de ces travaux tient en cinq pages. Dexia en sort blanchi. « La commercialisation de ces crédits structurés s’est faite en conformité avec la réglementation », constate la commission. Depuis 2009, les prêts les plus dangereux ne sont plus vendus. L’information sur le niveau de risque des prêts a été améliorée.

Seule précision chiffrée, Dexia admet un encours de 25,24 milliards d’euros de prêts structurés, consentis au taux moyen de 3,61 % (un taux évolutif, donc), sur un stock de dette de 71,8 milliards. C’est une proportion élevée, 10 % de ses clients sont concernés, soit 2 800 collectivités. « Nous n’avons aucun

Pourquoi les impôts locaux vont flamber

Les communes avaient jusqu’à hier soir pour voter leurs taux d’imposition. En région parisienne, dans plus d’une ville sur deux, ce sera une hausse, parfois spectaculaire. Raison invoquée, la crise.

impot-impots-paris-neuilly-budget-locaux-crise-klopfer-woerth-finances-locales-delanoeBertrand Delanoë , qui n’avait pas touché aux impôts locaux depuis 2001, vient de faire voter une hausse de 9% à Paris. Eric Woerth, le ministre du Budget, a dû s’y résoudre lui aussi: +4,5% à Chantilly (Oise), la ville dont il est maire. Même Neuilly (Hauts-de-Seine) imposera une hausse de 10,5% à ses administrés!

Nos relevés dans 325 plus grandes villes de la région parisienne montrent que plus d’un maire sur deux augmentera les impôts en 2009. Aussi bien à gauche qu’à droite. Les départements ne font pas mieux. En Ile-de-France, seuls le Val-d’Oise et les Yvelines échappent à la hausse! A tel point que la banque Dexia prévoit une augmentation générale des taux de 3,6% en France, toutes collectivités confondues. On frise le record de 1996, autre année post-municipales. Comment expliquer cette flambée?