Les Suisses vont enfin payer leurs excès de vitesse en France

Publié le 14 juin 2010

Les conducteurs suisses ne peuvent plus narguer les radars français. L’ époque où les conducteurs Suisses pouvaient dépasser les limitations de vitesse française en toute impunité est enfin révolue .

suisse amende exces de vitesse franceDepuis ce lundi 4 janvier, Berne et Rennes collaborent pour échanger leurs informations sur les voitures et leurs propriétaires. Cette identification est menée par l’office fédéral des routes (Ofrou), basé à Berne et le centre automatisé de constatation des infractions routières (Cacir) localisé à Rennes (Ille-et-Vilaine). Les procédures sont simplifiées et accélérées. La transmission des données s’effectue par le système européen Eurocaris.

Les modalités s’appliquent quand les autorités françaises demandent à l’ Ofrou de les renseigner sur les voitures immatriculées en Suisse. Les deux pays s’assistent mutuellement dans le recouvrement forcé du de l’amende lorsque l’automobiliste en faute rechigne à payer.

Ce découle des accords de Paris, entrés en vigueur en 2009. Grâce à ces accords bilatéraux, les deux pays collaborent mieux en matière de sécurité routière. Depuis le 16 février 2009, le centre de coopération policière et douanière (CCPD) franco-suisse appliquait les nouvelles. Il est désormais déchargé de cette tâche.

Sont concernés, les infractions routières liées à la vitesse (radar) et le stationnement. Ce sont les contraventions de 4e classe au montant maximum de 135 €.

Désormais, la chasse aux « infracteurs » comme les appellent les policiers, s’avère plus rapide.

Le CCPD a communiqué hier soir les dernières statistiques, concernant les contrôles radar. En 2009, 14 000 Helvètes ont été identifiés en France. 7 000 conducteurs ont payé leur amende, soit un taux de recouvrement de 50 %. Ce résultat laisse les services français sur leur faim.

Français bon payeurs, et Suisses resquilleurs

47 000 Français ont également été identifiés suite à un excès de vitesse en Suisse. 90 % d’entre eux ont payé leur amende. Les Suisses, mauvais payeurs en dehors de leur pays et les Français, plutôt bons payeurs : pourquoi cette différence ?

« Ces amendes concernent essentiellement les travailleurs frontaliers », explique le colonel Bertrand Rodier, commandant du CCPD. « En Suisse, les travailleurs frontaliers peuvent être interpellés à la douane et contraints de payer sur le champ. Des interventions de la police sur leur lieu de travail sont autorisées. »

La France n’en est pas encore là. Mais elle y viendra…

source:  ledauphine.com

Tags:, , , , , , , ,
Actualité locale

Donnez votre avis !