Les oubliés de la TNT

Publié le 17 août 2009

Alors que la caractéristique première de la (télévision numérique terrestre) est la gratuité, 34 de Haute- en «zone d’ombre» dénoncent l’accès impossible, sinon payant, à la «révolution numérique».

tnt impot impots locaux hausse taxes localesC’est lors d’une banale réunion technique de TDF (Télédiffusion de France) le 10juin dernier à son siège de Grand-Couronne afin de proposer les technologies du numérique que les communes «oubliées de la TNT» ont pris connaissance de leur situation. Le 6juillet est alors né un projet fédéré par la de Grand-Couronne, celui d’en appeler, avec 34 signatures de maires haut-normands, au préfet, aux parlementaires et au pour demander une relecture de la Loi de modernisation de l’audiovisuel du 5 mars 2007.
Ce texte, qui «n’a de moderne que le nom», souligne Julien Dugnol, directeur de cabinet à la mairie de Grand-Couronne, «prévoit à terme le financement par les chaînes de l’adaptation technologique au numérique pour couvrir 95% de la , ce qui équivaut à l’ de seulement la moitié des émetteurs». Beaucoup de villes donc n’ont pas été retenues pour un financement de leur émetteur «numérisé».

D’ici 2010-2011, les émetteurs centraux cesseront définitivement de diffuser la télévision analogique. Les villes enclavées dépendent d’émetteurs-relais eux-mêmes reliés à ces émetteurs centraux. La seule alternative serait alors un difficilement soutenable pour les collectivités: 25000 à 100 000 € pour la transformation d’un émetteur et 35000 à 50000€ par an pour son entretien; ou bien d’appeler les particuliers, comme le préconise l’ex- et de la communication Christine Albanel, à s’équiper eux-mêmes du matériel nécessaire: un accès à la TNT par l’ADSL ou par l’installation de paraboles (lire par ailleurs). Un à l’image qui n’aurait rien de gratuit en somme, sans compter l’atteinte des paraboles à des sites classés et à l’environnement. Un passage au «tout-numérique» dont les foyers de quelque 32 communes en Seine-Maritime et 2 dans l’Eure seront exclus, leurs écrans restant noirs pour une redevance télé inchangée.

De son côté, le régional refuse, par principe, de payer, car d’autres n’ont pas eu à le faire. L’initiative haut-normande a bien le mérite d’avoir «rendu public un dossier dont peu de municipalités avaient connaissance, alors que le début de la coupure interviendra d’ici moins d’un an» explique Dominique Delafosse, adjoint au maire d’Etretat. En somme, la libre administration du des communes ne serait pas respecté. Les collectivités ont bien le couteau sous la gorge, dans l’incapacité de financer, et seraient obligées d’augmenter les impôts locaux pour répondre aux demandes des habitants. De quoi susciter la colère quand les instigateurs de la pétition n’ont reçu pour l’heure que des réponses insatisfaisantes malgré de nombreuses lettres envoyées à l’, au préfet et aux parlementaires hauts-normands – interlocuteurs privilégiés -, au gouvernement, au ministère de la Culture et de la communication. «Une action à la préfecture aura lieu si rien n’est fait du côté du gouvernement pour proposer un débat parlementaire» explique Julien Dugnol. Un tollé provoqué principalement par une «rupture d’inégalité injustifiée», comme le souligne Denis Merville, président de l’ des maires de Seine-Maritime, entre les communes dépendant d’émetteurs financés par les chaînes, et les autres.

source: paris-normandie.fr

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Il y a un 1 commentaire. »

  1. Dans notre petit village du 63 mème pour avoir les 5 et 6 on doit acheter une parabole . Donc je suis de tout coeur avec vous . On paie la mème redevance que tout le monde .

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