Les déficits explosent , les impôts vont suivre

Publié le 13 mai 2009

Des Etats-Unis au Japon en passant par l’, les gouvernements n’ont eu aucun complexe à laisser filer leurs déficits à des niveaux inconnus depuis un quart de siècle pour contrer la la plus sévère depuis la seconde guerre mondiale.

impot-impots-budget-recettes-crise-investissement-dette-depense-relance-crise-ump-cadre-population-gouvernement-anton-brender-dexia-endettement-financier-europe-carrez« Les pays développés n’avaient pas le choix, rappelle anton Brender, chef économiste de Asset Management. S’ils n’avaient pas laissé jouer les stabilisateurs automatiques et mis en place des politiques de soutien, la conjoncture économique et les finances publiques seraient encore plus dégradées aujourd’hui. » En Europe, l’ public va grimper de 9,4 points de PIB pour la seule année 2009, estime le FMI dans son dernier rapport sur les perspectives économiques européennes. La plus fort progression depuis le début des années 1980 !

En France comme ailleurs, cet endettement à tout-va semble aller de soi. Mais certaines voix commencent à s’élever, pour crier casse-cou. « A un certain niveau d’endettement et de déficit, nous risquons d’avoir de gros problèmes de financement », soulignait Gilles , rapporteur général du , à l’Assemblée nationale. D’autant que, à partir de 2015, c’est à dire demain, le vieillissement des populations dans les pays développés va provoquer une envolée des dépenses de santé et de retraite.

Fragilité

Les mesures prises pour soutenir le système représentent au niveau européen 6,3% du PIB en 2009, selon le FMI. L’effort est toutefois très hétérogène. Il est de 1,5% de PIB en France mais atteint 20,2% du PIB au Royaume-Uni. Le recours aux stabilisateurs économiques – l’effondrement spontané des n’est pas compensé par une hausse des impôts – indiquait dans les pays avancés d’Europe une hausse des déficits budgétaires de 3,3% cette année à laquelle il faut ajouter le coût des plans de ( 1 point de PIB en 2009 et 0,8 point en 2010).

Le plus gros de la tempête étant passé, selon la BCE, la question de la réduction des déficits publics va très rapidement revenir sur la table. « Les plans de soutien à court terme doivent s’inscrire dans un à moyen terme crédible et prévoir une correction lorsque sera apaisée », souligne le FMI.

La question est désormais de savoir quand la demande privée – consommation et – pourra prendre le relais de la demande publique. Raison pour laquelle il est impératif de réparer les banques afin de relancer la distribution de crédit. Une fois la demande privée repartie, les Etats pourront commencer à réduire leurs déficits. Le recours aux hausses d’impôts paraît inévitable. Cela demandera du doigté, pour éviter de faire retomber la croissance.

Source: la Tribune

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Hausse d'impôts

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