Les Balkany dans le collimateur de la Chambre régionale des comptes

Publié le 30 juin 2009

– Un rapport jugé «accablant» par le , montre une explosion des dépenses de la ville, que les élus UMP estiment justifiées…

balkany-patrick-isabelle-ump-ps-sarkozy-levallois-perret-endettementLe rapport de 46 pages est sévère. Fêtes et cérémonies coûteuses, explosion des dépenses, utilisations abusives des véhicules de fonction… La de la ville de Levallois-Perret, dont le maire est Patrick (UMP) et la première adjointe sa femme Isabelle, laisse à désirer.

Un en hausse de 51% en six ans

L’endettement «resté stable jusqu’en 2003, s’est significativement alourdi à partir de 2004». L’encours de la dette est passé de 15 d’euros en 2000 à 236 en 2006, soit une hausse de 51%. Mais la Chambre régionale des comptes (CRC) note aussi que la ville a émis des de trésorerie pour plus de 200 millions d’euros, non intégrés dans le calcul de la dette, ce qui «un problème de sincérité du niveau d’endettement (…)».

«Ce que ne dit pas le rapport, c’est que cet endettement correspond à des investissements pour la ville», se défend , première adjointe du maire. «Nous avons construit un superbe conservatoire, une piscine, deux groupes scolaires», confie l’épouse du maire à 20minutes.fr. Des dépenses que l’opposition «démesurées», vu la de la ville. La commune compte environ 60.000 habitants. «Si la ville vit au-dessus de ses moyens, c’est très dangereux, souligne Anne-Eugénie Faure, élue socialiste de Levallois, ces dépenses font augmenter les impôts locaux et obligent certains habitants à déménager.»

Au chapitre des dépenses, le rapport souligne le coût des «fêtes et cérémonies», passé de 239.951 euros à 484.052 euros entre 2000 et 2005, voire «même à plus d’un million d’euros, en tenant compte des 525.000 euros de dépenses réalisés par l’association Levallois Communication», subventionnée par la ville. La CRC a également relevé des «» dans le contrôle des frais. «Il y a des pots sans arrêt à la mairie, confie Anne-Eugénie Faure à 20minutes.fr, c’est un véritable système clientéliste».

«Un risque de détournement de la loi»

Sur l’utilisation des véhicules municipaux, «un examen rapide et non-exhaustif des factures montre de nombreuses utilisations qui ne présentent pas le caractère de déplacements professionnels courants». «On sait très bien qu’une des voitures de la mairie part tous les week-ends dans l’Eure, alors que c’est une voiture de fonction», poursuit l’élue socialiste. Mais Isabelle Balkany se défend: «il n’y a rien qui relève du pénal dans ce que ce rapport met en avant. Il présente une vision comptable des choses, sans les replacer dans la réalité de la ville», souligne la première adjointe. «De plus, juger de l’opportunité des décisions que nous avons prises est une vision politique qui n’est pas du ressort de la cour», ajoute-elle.

Le rapport se penche également sur la société d’ mixte d’aménagement de la ville, la Semarelp. «La constitution d’un « groupe » de sociétés» autour de cette «a conduit la commune à détenir de fait, sur une période du plus de 20 ans, 80% de trois sociétés à responsabilité limitée (SARL) et 15 à 80% d’une quarantaine de sociétés civiles et commerciales», note la CRC. Même si plus récemment, il y a eu «une sérieuse contraction du groupe», la CRC y voit «un risque de détournement de la loi». Celle-ci exige l’aval du d’Etat «avant toute prise de participation d’une commune dans une société commerciale».

«Nous allons demander le remboursement de certains abus, explique Anne-Eugénie Faure, notamment celui du salaire de l’ancien directeur de cabinet, qui cumulait à la fois son salaire de consultant à la Semarelp et celui de la mairie.»

Un rapport accablant

Le rapport, jugé «accablant» par le PS local, doit être débattu lundi soir en conseil municipal. Patrick Balkany, un proche de , est maire de Levallois depuis 1983, avec une interruption entre 1995-2001. Dans sa réponse à la CRC, l’épouse et première adjointe du maire, Isabelle Balkany (UMP) s’étonne d’ailleurs que l’examen ne porte que sur le dernier mandat (2001-2007). Isabelle Balkany estime en outre que la ville possède des «spécificités, injustement ignorées» par l’analyse de la CRC, comme «son dynamisme économique, sa qualité de vie et les services publics diversifiés proposés à la population (…)».

Le 28 juillet 1999, la Chambre régionale des comptes d’Île-de-France avait condamné Patrick Balkany pour avoir employé, pendant plusieurs années, trois agents municipaux de Levallois à son usage personnel. Au terme de ce jugement, il avait été contraint de rembourser à la ville le montant des salaires: 523.897,96 euros.

source: 20 minutes

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Il y a un 1 commentaire. »

  1. les chirac les tiberi les balakany
    tout çà c’est pareil les chaouchescou dela france
    ps : ils meritent (off course) le meme traitement !

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