Delanoë stoppe les hausses d’ impôts

Publié le 18 octobre 2010

La a décidé de stopper les hausses d’impôts pour le 2011. Malgré la reprise des , la mairie de Paris va investir prudemment.

delanoe paris impots locaux présente aujourd’hui en Conseil de Paris les grandes orientations budgétaires pour 2011 et veut mettre l’accent sur l’accompagnement des Parisiens, touchés par «  une crise économique et sociale qui s’installe dans la durée ». Après 2 années de flambée successives des impôts locaux, Bertrand Delanoë met fin aux hausses d’impôts locaux.

La Ville de Paris se montre prudente quant à l’anticipation des recettes. Outre le gel des dotations de l’Etat ( 1,230 milliard), la « sous-compensation » des charges sociales transférées aux départements ( 35 millions)  et les interrogations sur le niveau des droits de mutation (fluctuants ces dernières années), la Mairie dénonce le «  flou » qui entoure le remplacement de la taxe professionnelle par la contribution économique territoriale (CET). « Les entreprises parisiennes paieront plusieurs centaines de millions d’euros supplémentaires d’ici à 2014, mais cela ne bénéficiera pas à la ville en 2011 puisque ce surplus sera reversé à un fonds national qui neutralise l’effet de la réforme entre les collectivités ».
Aucun emploi ne sera créé

La capitale, dont le budget s’est élevé en 2010 à 7,5 milliards d’euros, devrait donc prudemment naviguer dans les mêmes eaux en 2011, du moins en ce qui concerne les investissements ( 1,6 milliard). Priorité sera donnée au (6.000 constructions), au tramway et aux crèches (4.500 places). Parmi les nouveautés, Autolib’ et les voies sur berges feront l’objet de premières dépenses, dont le montant reste à établir. Ces investissements seront financés pour un tiers par l’épargne, pour un tiers par les recettes d’investissements ( la Ville cède 150 millions d’actifs), et pour le reste par l’emprunt.  Peu endettée (un encours de 2,8 milliards et un taux d’endettement de 39 % contre 80  % dans les grandes villes), la Ville inscrit, comme en 2010, une autorisation d’emprunt de 700 millions… en espérant en dépenser moins. Ce qui s’est déjà produit cette année puisqu’elle n’a finalement emprunté « que » 450 millions d’euros.  « La reprise -surprise -des droits de mutation, qui atteindront sans doute au moins 850 millions d’euros fin 2010, nous a permis cela ». La mairie se refuse toutefois à parier sur une embellie durable en 2011, au grand dam de la droite, qui l’accuse de se constituer une cagnotte (voir ci-dessous). S’agissant des dépenses de fonctionnement, Paris affiche une hausse modérée, de l’ordre de 2 % essentiellement due à une inflation des dépenses sociales (PCH, RSA, APA) et au vieillissement des agents. Aucun emploi ne sera créé et seules quelques augmentations catégorielles seront consenties. En revanche, le budget ne porte pour l’instant pas davantage de trace de la réflexion sur le salaire des directeurs de la Ville, promise par Bertrand Delanoë après l’émoi suscité par le rapport critique de la CRC.

source: les Echos

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